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Pour un hiver , celui-ci a été un hiver de compétition, un champion de la catégorie .
Remarquez que notre marmotte avait prévenu , le jour de la Chandeleur (elle est imbattable ) .
Mais les jours passent ( et même très vite ) et on voit quelques bourgeons gonfler les branches : on arrive au bout de l'hiver , on a tenu bon , on est allé jusqu'au bout . Il faut fêter çà avec ceux qui ont su si bien le chanter ( Verlaine , ci-conte ).
Tout çà , ça sent le Printemps ! Nous avons même vu des perce-neige ce matin à Paris !!
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L'hiver a cessé : la lumière
est tiède
Et danse, du sol au firmament clair.
Il faut que le coeur le plus triste cède
A l'immense joie éparse dans l'air.
Même ce Paris maussade et malade
Semble faire accueil aux jeunes soleils,
Et comme pour une immense accolade
Tend les mille bras de ses toits vermeils
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J'ai depuis un an le printemps
dans l'âme
Et le vert retour du doux floréal,
Ainsi qu'une flamme entoure une flamme,
Met de l'idéal sur mon idéal.
Le ciel bleu prolonge, exhausse et couronne
L'immuable azur où rit mon amour.
La saison est belle et ma part est bonne
Et tous mes espoirs ont enfin leur tour.
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Que vienne l'été ! que vienne encore
L'automne et l'hiver ! Et chaque saison
Me sera charmante, ô Toi que décore
Cette fantaisie et cette raison !
VERLAINE
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Nous sommes allés au bout de l'hiver comme Robert Charlebois ( écoutez-le , c'est superbe )
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Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
J'ai besoin de revoir l'hiver
Et ses aurores boréales
J'ai besoin de cette lumière
Descendue droit du Labrador
Et qui fait neiger sur l'hiver
Des roses bleues, des roses d'or
Dans le silence de l'hiver
Je veux revoir ce lac étrange
Entre le crystal et le verre
Où viennent se poser des anges
Je reviendrai à Montréal
Ecouter le vent de la mer
Se briser comme un grand cheval
Sur les remparts blancs de l'hiver
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Je veux revoir le
long désert
Des rues qui n'en finissent pas
Qui vont jusqu'au bout de l'hiver
Sans qu'il y ait trace de pas
J'ai besoin de sentir le froid
Mourir au fond de chaque pierre
Et rejaillir au bord des toits
Comme des glaçons de bonbons clairs
Je reviendrai à Montréal
Dans un grand Bœing bleu de mer
Je reviendrai à Montréal
Me marier avec l'hiver
Me marier avec l'hiver.
Robert Charlebois
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Nous sommes allés jusqu'au bout de l'hiver .
Bravo.
Et pourtant , il nous a semblé plus d'une fois ... qu'il ne finirait pas .
Normal .
Quand on est dans la tourmente , quelle qu'elle soit , on perd tous ses repères de temps ... mine de rien c'est un peu le principe de la relativité qui fit la célébrité
d'Albert .
Einstein .
Peut-être nos pages sur le Temps vous aideraient-elles alors ??
Et elles sont nombreuses ,( de la p. 191 à la p.196 ) nous avions pris le temps !
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Canada encore . Pays de chaleur dans le froid . !
Ses habitants sont chaleureux , écoutez , et réchauffez-vous le coeur les jours où vous avez froid :
LES GENS DE
MON PAYS
G. Vigneault
Les gens de mon pays ce sont gens de paroles
Et gens de causerie qui parlent
pour s'entendre
Et parlent pour parler il faut les écouter
C'est parfois vérité et c'est parfois mensonge
Mais la plupart du temps c'est le bonheur qui dit
Comme il faudrait de temps pour saisir le bonheur
À travers la misère émaillée au plaisir
Tant d'en rêver tout haut que d'en parler à l'aise
Parlant de mon pays, je vous entends parler
Et j'en ai danse aux pieds et musique aux oreilles
Et du loin au plus loin de ce neigeux désert
Où vous vous entêtez à jeter des villages
Je vous répéterai vos parlers et vos dires
Vos propos et parlures jusqu'à perdre mon nom
Ô voix tant écoutées pour qu'il ne reste plus
De moi-même qu'un peu de votre écho sonore
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Je vous entends jaser sur les perrons des portes
Et de chaque côté des cléons des clôtures
Je vous entends chanter dans ma demi-saison
Votre trop court été et mon hiver si longue
Je vous entends rêver dans les soirs de doux temps
Il est question de vents de vente et de gréements
De labours à finir d'espoirs et de récolte
D'amour et du voisin qui veut marier sa fille
Voix noires et voix durcies d'écorce et de cordage ,
Voix des pays plein-chant et voix des amoureux ,
Douces voix attendries des amours de village ,
Voix des beaux airs anciens dont on s'ennuie en ville ;
Piailleries d'écoles et palabres et sparages
Magasin général et restaurant du coin
Les ponts , les quais , les gares , tous vos cris maritimes
Atteignent ma fenêtre et m'arrachent l'oreille
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Est-ce vous que j'appelle ou vous qui m'appelez
Langage de mon père et patois dix-septième
Vous me faites voyage mal et mélancolie
Vous me faites plaisir et sagesse et folie
Il n'est coin de la terre où je ne vous entende
Il n'est coin de ma vie à l'abri de vos bruits
Il n'est chanson de moi qui ne soit toute faite
Avec vos mots , vos pas , avec votre musique
Je vous entends rêver douce comme rivière
Je vous entends claquer comme voile du large
Je vous entends gronder comme chute en montagne
Je vous entends rouler comme baril de poudre
Je vous entends monter comme grain de quatre heures
Je vous entends cogner comme mer en falaise
Je vous entends passer comme glace en débâcle
Je vous entends demain parler de liberté
Bavarder , écouter , consoler , raconter , encourager ... que la parole a donc de pouvoir ! Ne croyons pas qu'elle s'envole toujours . Souvent elle reste dans une âme ou dans une mémoire , surtout pour qui souffre .
On peut ête généreux de sa parole ; quand elle vient d'un coeur elle en trouve toujours un autre ... au bout de l'hiver des autres .
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