Nous n'aimons rien tant que les histoires d'amour ,
surtout quand elles sont vraies. Aujourd'hui c'est l'
histoire authentique de Hilde que nous vous
raconterons avec délectation .
Hilde , en fait , c'est Hildegarde , hollandaise , blonde comme il se doit , rieuse et dodue .
- Ah , quelle femme !" dit notre bon Docteur en riant !
Les péniches transportent des denrées parfois attendues impatiemment , donc on n'a pas de temps à perdre . Les formalités , les réunions familiales ?... ça prend un temps que l'on n'a pas toujours , et notre Hildegarde se récolta ainsi la réputation d'avoir été "enlevée" par le Peter qu'elle aimait tant et avec tant de bonne foi . Enlevée !...mazette . En fait l'amour et le bonheur eurent vite fait de ces considérations bien pensantes , et le jeune couple se bécota au long de multiples canaux .
Hélas , un accident ota la vie à Peter avant même que la gentille Hilde n'ait mis leur fils au monde . Que de larmes , que de malheur ...

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*** Dire « Merci » à Sainte Rita |
On n'imagine pas toujours avoir le goût du bonheur . C'est comme l'instinct de conservation : c'est étonnant ! Regardez la Page Tendresse et enrichissez-la ( un mail de 2 lignes ) . |
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*** Autre Ex Voto de remerciement |
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| La loi de la Vie , comme la Justice , est souvent aveugle . Très souvent . Et Hilde se retrouva rapidement à bord d'un autre chaland , avec un autre marinier , Hans , qu'elle aima lui aussi de tout son coeur . Le petit garçon qui était né après la mort de Peter , comme beaucoup d'enfants de mariniers , était élevé dans un Internat spécialisé pour ces enfants-là . On y était gentil et on y recevait sans chichis la visite des parents au hasard de leurs voyages . Hilde ne manquait pas ces visites et elle aimait de tout son coeur ce petit blondinet rieur ; comme Hans l'accompagnait souvent , le bonheur revint pour eux trois . Eux trois ...enfin ... très vite ... quatre , car Hilde était aussi féconde que jolie et gentille . Elle donna le jour encore à un garçon , orgueil de ses parents ( pas encore mariés eux non plus : "faute de temps "disait Hans... mais on a quelques doutes là-dessus maintenant ). Ce petit Hans junior alla , au bout de quelques temps , rejoindre son demi-frère à l'Internat ... et la péniche continua ses voyages au long des principaux canaux du Nord , européen avant l'heure . Hilde riait , aimait , fidèle à sa conception de la vie et du bonheur . C'est une fidèle , Hilde . Par contre , Hans , lui , fut beaucoup moins fidèle , le traître ... et Hilde se retrouva "débarquée" sur un quai de Paris , petite valise à la main et dernier-né ( une fille cette fois ) serré contre son coeur . Pauvre Hilde . Les années qui suivirent ne furent pas faciles . Parlant à peine notre langue elle trouva quelques bâteaux ( et leurs mariniers ) qu'elle aima plus ou moins fort mais toujours avec honnêteté et candeur . Au point qu'elle devint la fable du petit monde des canaux . Les années et les maternités passant , les chagrins aussi , elle avait perdu son éclat et on disait d'elle qu'il devait lui manquer une case . Pauvre , pauvre Hilde . |
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Mais la roue du Destin tourna encore . En la personne de Victor , intellectuel loufoque vivant en ermite sur une péniche aux abords de Paris . Hilde pleurait encore , et de tout son coeur , Hans l'infidèle , et peut-être aussi Klaus , Oskar , Georg ... mais surtout Peter , son premier amour . Mère toute douceur elle allait voir sa petite famille qui grandissait à l'Internat ( le plus grand venait d'être placé en apprentissage sur une péniche , d'ailleurs et ils se croisaient de temps en temps à Paris )! Comment se rencontrèrent-ils ? Là , le récit de Hilde est un peu imprécis car depuis sa rencontre avec Victor , tout lui sembla merveilleux ; "je suis une vraie princesse maintenant" disait-elle en évoquant sa vie avec le gentil Victor . En fait celui-ci était un brave homme qui peu à peu se mit à l'aimer très sincèrement et prit soin à la rendre heureuse , ce qui fut facile avec la superbe prédisposition au bonheur que Hilde avait toujours démontrée. Elle retrouva le sourire , se remit à faire de bons petits plats de son pays ( ce qui changea Victor très agréablement car cet hurluberlu ne cuisinait guère avant de la rencontrer ). Il l'entourait d'une affection douce et simple , elle était aux petits soins pour lui . Le bonheur brillait à nouveau . Avoir le goût du bonheur c'est souvent rendre |
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Les parents de Hildegarde étaient de petits fermiers et habitaient , naturellement , près de l'un des innombrables canaux qui vous font , quand vous vous y êtes habitués , trouver parfaitement normal de voir un gros chaland traverser dignement un champ de tulipes . Et sur les péniches ? Il y a des mariniers . Parce que , pour être belle ... elle était belle ! ... |










